La première place est scellée.

Pour une quatrième victoire en autant de match en Velux EHF Champions League, le PSG devait faire face à la jeune équipe de Celje. Toujours privé d’Hansen et Sagosen, Raul Gonzalez était aussi amputé de Toft Hansen pour ce match. Une fois de plus, les parisiens ont impressionné par leur maitrise et leur assise défensive.

Vincent Gerard, artisan principal du succès parisien.

Le début de partie est brouillon de la part des deux équipes. C’est Rodrigo Corrales qui s’illustre en premier avec plusieurs arrets d’anticipations sur les tirs lointains des slovènes. Les jeunes sont de sorties coté PSG, Kempf, Ntanzi et Keita débutent la partie. C’est ce dernier qui va se montrer en premier en provoquant un penalty et une exclusion de deux minutes suite à un contact sur un tir à l’aile. Comme convenu en l’absence de Mikkel Hansen, c’est Nedim Remili qui se charge des jets de sept mètres, c’est avec un brin de réussite qu’il ouvre la marque pour le club de la capitale. Le demi-centre Ntanzi brille également en provoquant un passage en force, lui qui défend en numéro un, en lieu et place d’Edouard Kempf qui laisse sa place à Viran Morros sur les séquences défensives. Le jeune parisien inscrira par la suite son premier but de la partie sur un tir en appui hors secteur.

Le jeu de Celje est rapide mais latéral, c’est pourquoi ils ne trouvent pas de solutions face à la meilleure défense de la poule. De plus le buteur portugais Borges da Silva ne montre rien et est sorti par son coach au milieu de la période. Pour preuve du peu de danger de l’équipe slovène, un seul but inscrit sur les huit premières minutes. De l’autre cote ce n’est pas non plus très brillant, seulement deux buts pour le PSG.

Le premier temps mort de la partie est pris à la 9ème minute par Celje. L’équipe est réorganisée et elle provoque un jet de sept mètres ainsi qu’un deux minutes pour Nedim Remili. 2-2 après dix minutes de jeu, les défenses sont en places et les gardiens se montrent en ce début de match à l’image de Rodrigo Corrales qui multiplie les arrets.

Offensivement c’est Nedim Remili qui alimente le scoring coté parisien, il est aussi à la passe à l’image de son caviar pour Adama Keita en contre-attaque. Le PSG n’est pas assez incisif en attaque et l’entrée de Nikola Karabatic amène du rythme au jeu des hommes en bleu. A l’issue d’un joli mouvement, le jeune Edouard Kempf est lui aussi découpé, mais provoque un jet de sept mètres et une exclusion, mais Nedim Remili verra son tir arrêté par Ferlin, auteur d’un très bon match.

L’arrivée de Nikola Karabatic dynamise le PSG et son schwenker en contre-attaque réveille la salle Coubertin. De l’autre côté c’est Leban qui inscrit un deuxième penalty pour rester à porter du club parisien (6-4 19è). Nedim Remili continue son récital en envoyant un tir de dix mètres dans le petit filet du gardien slovène.

Mais le PSG est lui aussi brouillon, malgré sa domination défensive, les joueurs parisiens ratent des occasions de faire le break à plusieurs reprises à l’image de Ntanzi et son échec à six mètres. Mais ce dernier se rattrapera peu de temps après avec un joli un contre un.

La recrue Syprzak continue son travail de sape avec la défense, il provoque une exclusion ainsi qu’un deux minutes mais Adama ne concrétisera pas face à Ferlin. Le score est toujours de 9 à 7. Peu de temps après, le pivot polonais en provoquera un autre et celui-là sera transformé avec le retour de Nedim Remili aux affaires.

C’est donc sur l’assise défensive que le PSG arrive à rester devant, comme souvent cette saison, jouer face à la défense parisienne est un casse-tête. Un autre aspect du jeu parisien leur permet de mener, à la 28ème minute, le PSG n’a perdu aucun ballon tandis que son adversaire du soir en est à quatre.

Les gardiens sont de sortie : Ferlin est à neuf sur vingt tandis que Corrales est à 35%. Le travail de Syprzak continue et il expulse qui ose se mettre sur son chemin, sa supériorité physique lui permet de se placer magnifiquement pour permettre au PSG de mener 12-10.

Alerte ogive

On se dirige vers un score de 12-11 à la pause mais ce diable de Raul Gonzalez pose son temps-mort à quatre secondes de la mi-temps, à l’image du match contre Chambéry jeudi dernier. On s’attend à une longue passe ou un kung-fu mais c’est bien le capitaine de route Nikola Karabatic qui envoie un parpaing de treize mètres pour porter le score à 13-11 à la mi-temps.

Vincent la muraille

La deuxième période voit l’arrivée de Vincent Gérard dans les buts. Mais les slovènes reviennent petit à petit à 13-13. C’est le moment où les parisiens appuient clairement sur l’accélérateur. Grosse défense, Luc Abalo chipe le ballon et fixe bien Ferlin pour inscrire le premier but parisien.

Mais le spectacle vient du récent entrant Vincent Gérard, le gardien de l’équipe de France dégoute les attaquants de Celje et l’écart au score grimpe. C’est même lui qui sera à l’origine d’une merveille de passe pour Sigurdsson. Il interviendra ensuite sur les pivots adverses avec des arrets tonitruants à 6 mètres.

Le PSG joue mieux en attaque, le ballon bouge vite et cela permet des décalages à l’aile pour Luc Abalo et son tir lasso. Dès la 8ème minute le coach slovène est obligé de prendre un temps-mort car son équipe a déjà encaissé cinq buts depuis le retour des vestiaires. Celje joue mieux et un jet de sept mètres est provoqué, mais c’est l’inévitable Vincent Gérard qui sort vainqueur du duel. La muraille parisienne est confectionnée et on voit mal comment les slovènes pourraient revenir.

Le défenseur Viran Morros sera même à la conclusion d’une contre-attaque en solitaire, 22-16 le PSG prend le large. Le manque de créativité de Celje et la bonne défense du PSG les prive de buts, il faut des exploits individuels pour marquer. Nous sommes à peine à la 20ème minute que Vincent Gérard en est déjà à son dixième arrêt, il détruit ses adversaires. Mais dans l’autre but Ferlin y va aussi de ses arrets, seulement il est lâché par sa défense à l’image du massacre orchestré par Syprzak, très efficace et qui s’est magnifiquement intégré au jeu parisien, il aura fort à faire pour palier l’absence de Toft Hansen.

Le dernier temps-mort slovène est pris à huit minutes du terme. Mais c’est bel et bien fini pour Celje, Vincent Gérard a fermé la boutique.

C’est alors que Raul Gonzalez décide de faire entrer le jeune Louis Despreaux pour sa première apparition en Coupe d’Europe. La base arrière est constitué d’Adama Keita à gauche, Ntanzi au centre et Despreaux à droite, Raul Gonzalez comme à son habitude fait confiance aux jeunes et tente des choses.

Comme un symbole, la dernière action verra Vincent Gérard arrêté un dernier jet de sept mètres dans l’ultime seconde, 14ème arrêt pour le gardien français en seulement une période, master class du natif de Woippy. 27 à 18, le PSG confirme son statut de meilleure défense de la poule avec seulement sept buts encaissés en seconde période. Désormais seul en tête de leur groupe, le PSG aura fort à faire le weekend prochain face au FC Barcelone.

Jules Torres

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