Lewis Hamilton : un pilote R6YAL

Fangio dans son rétroviseur, Schumacher en ligne de mire. Une chose est sûre, avec son sixième titre, décroché dimanche dernier à Austin, Lewis Hamilton a tracé sa propre légende. Une légende que l’enfant de Stevenage, en Angleterre, a bâtie de ses propres mains. Grâce à un travail acharné, une virtuosité certaine et d’un destin qui n’a jamais rien laissé au hasard. Après l’excitation des derniers jours, il est temps de revenir sur les raisons de la domination du pilote britannique sur la dernière décennie.

Lewis Hamilton et Ron Dennis, PDG de McLaren Technology Group

À maintenant 34 ans, Hamilton terrorise les bitumes du monde depuis plus de 22 ans. Du haut de ses 8 ans, il impressionnait déjà sur les pistes de karting. Un passage obligé pour tout futur pilote de Formule 1. Pourtant le petit Lewis détonne par son audace qui le caractérise si bien aujourd’hui. En effet, quand il s’adjuge son premier championnat national, il ira aborder Ron Dennis, alors patron de l’écurie McLaren-Mercedes, il lui dira “Hi. I’m Lewis Hamilton. I won the British Championship and one day I want to be racing your cars.” Ce qu’il fera, trois années plus tard, en devenant le protégé de Dennis. Preuve d’un destin déjà bien tracé.

Un pilote précoce…

Il ne suffit pas d’un destin écrit à l’avance pour devenir le champion qu’est le numéro 44. Il faut aussi une précocité rare. En tout cas, chez le premier pilote de couleur en F1, cette qualité n’était pas une option. À 22 ans, Hamilton est titulaire d’un baquet en Formule 1, sous le giron de l’écurie anglo-allemande McLaren.

Il marquera les esprits lors de son tout premier Grand Prix, en Australie, le 18 mars 2007, où il terminera troisième derrière Alonso. Depuis un certain Jacques Villeneuve en 1996, aucun débutant ne s’était hissé sur un podium pour son baptême du feu. Quelques mois plus tard, le Britannique finira vice-champion du monde. Là encore, il s’inscrit dans les traces de ce même Villeneuve qui, en 1996, avait achevé sa première saison en F1 à un classement aussi flatteur. En 2008, Hamilton est sacré plus jeune champion du monde de l’histoire à 23 ans, 9 mois et 26 jours (ce record sera battu en 2010 par Sebastian Vettel). Le tout premier de ses six titres à venir.

Mais surtout un travailleur acharné

Hamilton est un as du volant, ceci est indéniable mais cette virtuosité sur la piste il la doit aussi à un travail acharné. Esteban Ocon, pilote réserve chez Mercedes et futur pilote titulaire chez Renault le constate au quotidien. « En étant intégré à l’équipe, vous comprenez très rapidement pourquoi Lewis gagne autant et pourquoi il possède tant de titres. Ce n’est pas dû au hasard. Une fois qu’il sait qu’il est sur la bonne voie, il travaille très fort et pose toujours les bonnes questions à ses ingénieurs. C’est quelqu’un qui possède une grande vivacité d’esprit. Aujourd’hui, Lewis est au sommet de son art et je pense que c’est parti pour durer encore un moment », a déclaré le Français.

Un sentiment partagé par son compatriote George Russell, pilotant pour l’écurie Williams « Hamilton travaille chaque détail pour sans cesse s’améliorer. Il est surement le pilote qui travaille le plus dans le paddock. » À l’image d’un Cristiano Ronaldo, le pilote Mercedes ne laisse rien au hasard tout en étant guidé par un sérieux appétit pour la victoire.

Lewis Hamilton et Esteban Ocon, une admiration commune

Une concurrence six pieds sous terre

Le constat est simple, sur les dix dernières années, Lewis Hamilton a remporté cinq titres. Une hégémonie que seuls les pilotes allemands Sebastian Vettel et Nico Rosberg ont réussi partiellement à stopper. Son envie de tout écraser et telle qu’il n’hésitera pas à enterrer, un tant soit peu, une amitié de plus de quinze ans avec son ancien coéquipier Nico Rosberg. Le titre mondial était trop important pour lui.

Malgré tout, Hamilton sixième du nom, fut très différent cette saison. Patient, économe et toujours batailleur, le champion a offert tous ses savoirs pour dompter la jeunesse de Leclerc et Verstappen. Un champion qui se renouvèle et se bonifie avec le temps, vous prendriez bien quelques verres de Lewis pour la cuvée 2020, non ?

Adrien Michaud

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