Le miracle d’Anfield

Cette demi-finale nous réservait un spectacle d’une qualité monumentale, on y a eu droit. Opposé au FC Messi Barcelone, Liverpool, devait rattraper un retard conséquent (3-0 au Camp Nou). Mais à Anfield les exploits se produisent plus souvent que d’ordinaire. Les 54 074 spectateurs étaient venus pour assister à une « remontada ».

Divock Origi (à droite) à la fête avec son coéquipier bodybuildé Xherdan Shaqiri.

A la fin du match aller, nous étions nombreux à penser au raté d’Ousmane Dembelé. Souvenez vous, dans les ultimes secondes de ce match, Lionel Messi offrait un caviar au français qui se devait d’inscrire ce but synonyme de 4-0. Mais une frappe complétement raté sur Alisson Becker et le score restait fixé à 3-0.

Malheureusement pour le FC Barcelone le processus d’une remontée allait être activer. Dès la 7ème minute Divock Origi inscrivait le premier but anglais en se muant renard des surfaces à la suite d’un arrêt de Ter Stegen. La première mi-temps fut intense. Mais deux grands gardiens étaient bien dans la partie. Alisson Becker se distingue en repoussant les assauts catalans (14è, 18è, 45è+4) et peut également remercier Lionel Messi qui fera échouer un 4 contre 1 dans la surface (16ème). Marc André Ter Stegen est aussi en jambes à l’image de son arrêt peu académique à la 23è minute.

Le hollandais volant

Ce second acte fut un moment extraordinaire pour les fans de football (hormis les barcelonais bien sûr). Dès la reprise on constate que Wijnaldum a fait son entrée à la place de Robertson (touché au mollet), ce changement aura un impact assez conséquent (à suivre).

Dès la 50è, Liverpool se procure une énorme occasion sur corner mais Ter Stegen parvient à arrêter la talonnade du taulier Van Dijk. C’est à ce moment que le « Wijnaldum Time » intervient. Alexander-Arnold, qui a beaucoup manqué au match aller, défile dans son couloir droit et livre une merveille de centre que le néerlandais reprend au point de penalty pour porter le score à 2-0. Mais c’est loin d’être fini. A peine revenu de sa célébration, l’ancien joueur de Newcastle se fait servir sur un plateau par Ronnie Coleman Xherdan Shaqiri pour déposer le ballon dans la lucarne barcelonaise. Score de parité sur les deux matchs, qui va flancher ?

Le coup de malice

Le FC Barcelone est méconnaissable, l’on pense à un sursaut d’orgueil à la 68è mais le lutin de Rosario tire sur l’ancien gardien de la Roma. C’est ensuite qu’un éclair de génie va se produire. STOP au Iniesta, au Modric, au Ronaldinho. Le vrai génie se nomme Trent Alexander-Arnold. Un corner bien provoqué par ce dernier, le ramasseur de ballon qui se dépêche d’envoyer le ballon au poteau de corner, Alexander-Arnold fait mine de laisser le ballon pour que Shaqiri aille tirer ce corner. Mais comme il faut un brin de surprise et de prise de risque au haut-niveau, le défenseur droit liverpuldien voit la défense apathique barcelonaise et envoie le ballon par surprise à son coéquipier Divock Origi, seul dans la surface, il peut fusiller un Marc André Ter Stegen aux abois. Anfield exulte, c’est irrespirable. 4-0, Liverpool est virtuellement qualifié pour sa seconde finale de Ligue des Champions consécutive.

Mais il est dans tous les esprits qu’il suffit d’un but à l’équipe du meilleur coach du monde tacticien espagnol Ernesto Valverde. Les dernières minutes seront tendus, irrespirables. Ce barça est dangereux, un seul éclair de génie et il est qualifié. Cet éclair n’arrivera pas, le collectif des Reds était bien supérieur aux catalans ce soir.

Suarez : « On avait l’air d’enfants »

Liverpool est donc devenue la 3è équipe à se qualifier pour la finale après avoir perdu la demi finale aller. Ce match nous rappelle l’exploit de 2005. Ce club est historique. En conquête de cette coupe qu’il a effleuré l’année dernière contre le Real Karius Madrid. La Ligue des Champions nous procure des émotions indescriptibles, à l’image d’Anfield à l’issue de la confrontation qui chante en cœur « you’ll never walk alone ». Liverpool va donc disputer sa troisième finale européenne sous l’ère Jürgen Klopp. Les Reds tenteront de briser le mauvais sort avec deux défaites sur ces deux finales. Quoi qu’il en soit, cette équipe nous procure depuis deux ans des émotions gigantesques que l’on aime vivre dans le sport.

Jules Torres

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