Un an après le match nul au Parnasse, les nîmois voulaient rééditer l’exploit face à un PSG affaiblit. Face à l’ogre parisien, le défi était de taille. Analyse.
Avec l’absence des scandinaves Hansen et Sagosen, le PSG doit s’adapter dans cette salle surchauffée qu’est le Parnasse. Qu’ils s’adaptent bien ces parisiens, 7-3 dix minutes après le lancement de la rencontre, le PSG défend bien et ses tirs de loin en attaque font très mal à l’équipe de Franck Maurice, qui est obligé de prendre son premier temps-mort. Mettre davantage d’intensité, voilà le mot d’ordre du coach nîmois, c’est bien ce que Nîmes fait mais la blessure à la cheville du bulldozer Élohim Prandi change les plans du 5ème du général. Néanmoins, la joute s’équilibre, le PSG a pris de l’avance et gère tandis que l’USAM tente de refaire son retard. Remi Salou est exclu pour deux minutes (15’25) pour un tirage de maillot sur le capitaine du PSG Luka Karabatic. Quelques secondes plus tard c’est le frère Nikola qui vient inscrire son troisième but pour porter le score à 10-6 pour les joueurs de la capitale. Mais l’USAM ne lâche pas, Nedim Remili est exclu, Sanad transforme le penalty provoqué. 10-7, y’a pas le feu au lac mais Raul Gonzalez prend son temps-mort pour remettre un peu d’ordre dans la maison blanche. Ce « deux minutes » pour Remili nous permet de découvrir un nouvel arrière droit au PSG, un certain Luc Abalo, qui laissera sa place au retour du natif de Créteil. Le mano a mano continu, la Green Team intensifie sa défense et le Parnasse se réveille quelque peu, mais c’est sans compter sur la climatisation posée par Nedim Remili. De l’autre côté Henrik Toft Hansen chasse qui ose le défier, il écœure les attaquants nîmois un à un, en témoigne les cinq minutes sans marquer jusqu’à deux exploits individuels de Micke Brasseleur avant le gong annonçant la mi-temps. 16-13 pour le PSG qui gère son match et qui ne doute pas une seconde.
Un scénario si prévisible
A peine revenu sur le terrain, Elohim Prandi est envoyé au tapis par un missile de Nedim Remili qui oblige le natif de Istres a passé les trois prochaines attaques nîmoises sur le banc, règlement oblige. La défense parisienne ne flanche pas, ce qui oblige les sœurs Bonaventura à lever leur bras à de nombreuses reprises. Le PSG prend 6 buts d’avance, pourtant les joueurs de Raul Gonzalez ne donnent pas l’impression de forcer. Franck Maurice est obligé de consommer son deuxième temps-mort afin de remobiliser ses troupes qui, au bout de 7 minutes dans la seconde période, a déjà perdu trois ballons. Theodor Paul rentre en lieu et place de Rémi Desbonnet, et le slovaque réalise son premier arrêt à six mètres sur Toft Hansen, il relance l’USAM et surtout son artificier Elohim Prandi, revenu sur le terrain et qui inscrira plusieurs buts coup sur coup pour ramener les nîmois à trois buts. C’est là que Raul Gonzalez utilise son deuxième temps-mort (48’), Benoit Kounkoud inscrit son premier but à la sortie de ce temps-mort et y retourne sur l’action suivante mais son tir sera stoppé par le cinquième arrêt de Theodor Paul. Pendant ce temps, Elohim Prandi continue son travail avec son 8ème but. Mais les frères Karabatic contrôlent la situation en provoquant à deux une exclusion pour deux minutes et un penalty que Nedim transformera pour porter son total à 10 buts (3/3 à 7m). 28-25, cela n’empêche pas Raul Gonzalez de prendre un nouveau temps-mort seulement quatre minutes après le précèdent. Kim Ekdahl du Rietz porte le score à 29-25 et inscrit son sixième but sur onze tentatives. On entre dans le money time, Nîmes va-t-il réussir à renverser la vapeur ? Benjamin Gallego est à la finition d’une contre-attaque éclair pour ramener son équipe à trois buts à cinq minutes du terme. Mais l’expérience parisienne prend le dessus, le capitaine Luka Karabatic inscrit deux buts pour porter son total à cinq buts pour six tirs, propre. Pour clore le doute, Vincent Gérard fait son dixième arrêt de la soirée pour finaliser la victoire parisienne. Luc Tobie inscrira un dernier but pour l’USAM mais cela ne suffira pas. 28-31, le Paris Saint Germain continue son sans faute, cinq victoires en cinq matchs, et avec la manière tant l’impression de gestion des parisiens était grande.
Jules Torres

